Heureux 2019

2019, premier article : et si on décidait d’être heureux, un peu ?

 

 

J’aime bien le changement d’année. Pour un tas de raisons. Certes il nous éloigne d’un passé que l’on ne voudrait pas toujours si lointain, mais à côté de ça il est le temps des plus belles promesses et l’occasion pour moi d’écrire sur le blog sans forcément parler de handicap. Et ça fait du bien de temps en temps, de vous partager d’autres choses. Aujourd’hui ? Être heureux, simplement.

 

 

Mowgli et Baloo se grattent le dos chacun contre un arbre
Le livre de la jungle (Disney) parce que « Il en faut peu pour être heureux »

 

 

Il y a quatre ans, mon frère aîné m’a offert le journal à compléter « 5 ans de réflexions » : 365 questions, une par jour qui revient chaque année, cinq fois donc. 2019 est pour moi la dernière ligne du livre. Au 1er janvier, voilà ce qui est demandé : « Quelle est votre mission dans la vie ? ». En 2015 j’ai contourné la question, en 2016 j’ai vaguement émis une hypothèse, en 2017 et 2018 j’ai joué la carte de l’absurde sans prendre cette interrogation au sérieux. Comme si cette question faisait peur, comme si elle mettait en avant quelque chose que je n’avais ou ne trouvais pas. À quoi je voudrais que serve mon existence ? Chaque fois que j’étais face à cette demande, je me sentais comme chuter dans un abyme d’un vide affolant. Or cette année, la réponse s’est imposée à moi comme s’impose la solution du 1+1, elle a surgi telle une évidence et m’a réconfortée. Pour la première fois j’ai su quoi répondre, quoi vouloir et quoi définir de ce que je suis et serai.

 

 

Photo noir et blanc du gentleman en skate, costard et lunettes de soleil : la classe
À l’aise, sans prise de tête. (source Pinterest, Serkan Merkan)

 

 

À la question « Quelle est votre mission dans la vie ? », je réponds « Me rendre heureuse ». Est-ce égoïste ? Oui. Mais une vie n’appartient à personne d’autre qu’à celui qui la vit. Est-ce égocentrique ? Non. Car me rendre heureuse passe par le fait de rendre heureux les gens que j’aime. Nous pouvons consacrer notre vie à quelqu’un, à une idée, à une cause ou que sais-je encore ? Mais quoi qu’il arrive nous avons fait ce choix car c’est ce qui nous comble, ce qui nous fera nous regarder dans le miroir en se disant « Je suis à ma place. »

 

Maintenant c’est quoi être heureux ?

 

Je me souviens que début 2018, je me disais que l’année allait être absolument géniale parce que j’avais plein de projets fous, que j’ai pour la plupart menés à bien. J’ai voyagé plus que de raison, j’ai participé à des évènements, une campagne publicitaire, des débats, des tests… Et finalement j’ai fait ce dont je voulais me préserver : je me suis dispersée et en ai oublié ce que je voulais avant ça. Je me suis retrouvée sur des chemins magnifiques, mais qui n’étaient pas mes premiers choix et j’ai parfois eu l’impression de brasser du vent pour combler ce qui ne me convenait pas. Il est vrai que j’ai fait des choses qui sortent de l’ordinaire : je suis allée à l’autre bout du monde, j’ai parrainé un équipage de rallye dans le désert, j’ai participé à mon premier salon de blogueurs, j’ai travaillé pour l’APF (et me suis retrouvée affichée en grand dans le métro) … Pourtant quand je réfléchis à mes meilleurs souvenirs 2018, viennent d’abord ceux que j’ai passé avec mes amis, chez moi ou pas loin : une pendaison de crémaillère à thème là, une soirée jeux ici, un week-end crêpes/dessins animés là-bas. Est-ce que ça veut dire que je regrette cette année ? Absolument pas, elle a été très bien, ça veut simplement dire que j’ai appris, me semble-t-il, les leçons que j’avais à en apprendre.

 

 

Fin du film Les choristes dans lequel Clément Mathieu joué par Gérard Jugnot lève les yeux vers nous, en hauteur, des avions en papier dans les mains (le sol en est jonché)
Gérard Jugnot à la fin du film « Les choristes »

 

 

Alors aujourd’hui et pour les jours à venir, je vais me souvenir de profiter de chaque instant, me souvenir que le bonheur est parfois fait de petits détails et de petits rien. Je vais me souvenir que si j’aime voyager, j’aime aussi être chez moi mais que si j’aime être chez moi, c’est parce que je sais que je ne peux en partir plusieurs semaines sans que ne revienne rapidement l’envie de rentrer. Je vais me souvenir que si j’adore mon rôle de blogueuse de voyage, je me sens plus utile dans celui de conférencière. Je vais me souvenir que j’ai quelques exemplaires d’un manuscrit dans le placard qui n’attendent que d’être envoyés et peut-être publiés parce qu’au début, c’était ça ma priorité… jusqu’à ce que j’emplisse mon esprit d’autres quêtes.

 

Chaque premier de l’an, nous faisons tous pareil : nous faisons une liste de résolutions longue comme le bras que nous ne tiendrons pas plus de deux semaines. Peut-être devrions-nous être moins exigeants ? Y aller pas à pas (ou roue à roue) en commençant par un élément, un seul, qui nous tient à cœur puis, une fois mis en place et installé durablement, en ajouter un, et tant pis si ça n’est qu’en mars ou en mai.

 

 

Mulan, en haut du poteau qu'il fallait escalader avec des poids, l'air satisfait mais mesuré
Mulan (Disney), réussi (enfin) l’épreuve du poteau (à escalader avec des poids)

 

 

Je suis pleine de défauts. Il y a des jours où je m’aime bien, et des jours où je me déteste. Parce qu’enfin c’est ça, de vivre : personne ne passera autant de temps avec vous… que vous-même ! Alors le plus important n’est pas de plaire aux autres ou à la société, mais d’abord de se supporter soi-même. Et c’est lorsqu’on se plaît, lorsqu’on est en accord avec ce que l’on est devenu que l’on est heureux je crois. Du coup ?

 

Je suis pleine de défauts. Il y a des jours où je suis heureuse, et des jours où je le suis moins voire pas du tout. Parce qu’enfin c’est ça, de vivre.

 

Alors pour cette nouvelle année, voilà justement ce que je vous souhaite : de vivre. Avec tout ce que ça implique. De vous aimer, égoïstement mais pas égocentriquement. De comprendre, de pardonner, d’être bienveillant, d’avoir confiance, de rire. Mais aussi de vous énerver, de pleurer, de faire des erreurs.  Et surtout, je vous souhaite de ne rien regretter.

 

 

Mains ouvertes paumes vers le haut, pleines de paillettes dorées vers le soleil levant (photo)
(source Instagram, bryanadamc)

 

 

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2 commentaires sur “2019, premier article : et si on décidait d’être heureux, un peu ?

  1. Hello ! J’aime beaucoup ton parcours, sacrée année 2018 pour toi n’empêche 😉
    Etre heureux, rechercher le bonheur c’est aussi et paradoxalement accueillir la peine, la tristesse, le stress et la colère. Sans eux, le gout du bonheur n’en aurait pas ! Pour le savourer, nous en avons besoin et ces émotions sont essentielles à notre équilibre ! Etre heureux est un état variable et il faut l’accepter 😉

    Bien à toi, et belle année 2019
    Line de https://la-parenthese-psy.com/

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