Vienne et sa Sissi

Autriche – Vienne et le vrai visage de Sissi l’impératrice

 

Dernier jour à Vienne. Déjà. Je ne sais pas à quoi je m’attendais vraiment de cette ville mais une chose est sûre c’est qu’elle est allée au-delà. Dur d’avoir découvert qu’elle regorge de trésors mais de devoir partir sans les avoir explorés. Ceci dit, nous n’avions pas encore vu ce qui m’attirait le plus : la véritable histoire et les quartiers de Sissi l’impératrice.

 

Pas de temps à perdre donc. Levées tôt, l’objectif était d’arriver au Palais impérial à 9h00. Pourquoi 09h00 ? Parce qu’à la demie commençaient les échauffements et entraînements de la prestigieuse école d’équitation espagnole de Vienne. Amateurs ou non de chevaux, impossible de ne pas admirer le lieu, les magnifiques étalons lipizzans et la rigueur tant vestimentaire que comportementale des cavaliers. Le calme brisé par le pas et le souffle des animaux serait presque intimidant, si la horde de touristes dans les étages ne venaient pas le gâcher. En fauteuil, une tribune au sol est prévue, permettant de tout voir d’un peu plus près en plus ! Normalement les photos sont interdites, nous avons pris celle-là avant qu’ils ne l’annoncent au micro alors profitez-en, vous pouvez cliquer dessus pour la voir en plus grand.

 

 

Vienne Palais royal
École nationale d’équitation espagnole, entraînements au Palais Royal de Vienne – Photo 1parenthèse2vies, ne pas reproduire

 

 

Ceci fini, nous n’avons eu qu’à traverser la cour pour passer côté musée historique. Équipées de nos casques à explications (en français c’est mieux), nous étions parées pour découvrir les travers de la royauté autrichienne. J’avoue qu’au début, nous avons eu un peu peur d’être déçues : la première partie de la visite (qui dure tout de même vingt bonnes minutes) n’est dédiée qu’à une seule chose… la vaisselle ! Alors certes, certaines pièces sont superbes, les anecdotes intéressantes mais bon, dix minutes aurait été suffisantes à mon sens. Et puis…

 

Et puis l’étage : ascenseur caché dans ce qui est pourtant un bâtiment historique, tout m’était accessible, et heureusement car je n’aurais jamais voulu louper ça ! La visite des quartiers impériaux (Pas de photos à vous montrer : en prendre y est interdit là-bas aussi) avec, en trame, l’histoire de l’impératrice Sissi. La petite fille que j’étais qui regardait le dessin animé et portait un grand sweat rouge sur lequel était représenté cette héroïne indépendante et libre avait hâte d’en savoir plus.

 

 

 

 

Je savais déjà que le mythe allait s’écrouler, ça avait déjà été un peu le cas lorsque j’avais vu cette (excellente) vidéo des Revues du Monde. Mais à cet instant, plutôt que de m’attrister quant à la fin de mes rêves d’enfants, j’avais trouvé ça réellement fascinant et aujourd’hui, ça me l’apparaît encore plus.

 

 

 

 

Parce que Sissi, outre qu’elle soit à l’origine même du selfie et du régime minceur, était en fait à mille lieues d’être équilibrée psychologiquement parlant. Au fil des salles que l’on arpente, c’est sa vie que l’on (re)découvre. Loin de la douce et intrépide jeune femme qu’on a bien voulu nous montrer, c’était en réalité une personne avec elle aussi, un handicap non négligeable et dévastateur : la tendance à la dépression. Avec ça ? Le package habituel : un brin de paranoïa et une bonne dose d’obsessions, le tout exacerbé par une malchance non arrangeante (et pour cause, se retrouver dans un milieu qui n’est pas le sien et perdre deux de ses enfants, dont un par suicide, déjà ça ne met pas vraiment dans une bonne ambiance).

 

Bref, on ne sait trop quel sentiment avoir en sortant de là. D’un côté l’émerveillement des grandes salles aux parquets impeccables, aux tableaux magnifiques et aux reproduction d’objets d’une fidélité étonnante. De l’autre un conte réel loin de se finir en happy end, d’une femme torturée (au sens figuré du terme, je précise) et profondément malheureuse dans sa tête. Lorsque j’avais dix ans, j’aurais voulu défendre les opprimés à ses côtés entre deux courses à cheval dans les champs, à vingt-cinq ans c’est juste la prendre dans mes bras et lui dire « Ça va aller » qui me vient à l’esprit en pensant à « l’indomptable » Sissi.

 

L’étape suivante, la dernière avant de se diriger vers l’aéroport, fut le Belvédère. En y allant j’ai pu profiter encore une fois des larges trottoirs et du non-relief de la ville, de quelques belles façades architecturales ainsi que de jolies places décorées. Sur place, des structures typiques, des statues imposantes et des jardins bien droits. Le seul point noir ? On ne peut en faire le tour que par l’extérieur car au milieu de ce long espace, entre le belvédère lui-même et les jardins, ce ne sont que des escaliers raides. Dommage de terminer sur cet échec PMR après tant de points positifs accumulés.

 

 

Vienne, Belvédère
Vienne, Belvédère – Photo 1parenthèse2vies, ne pas reproduire

 

 

Vienne, Belvédère
Vienne, Belvédère – Photo 1parenthèse2vies, ne pas reproduire

 

 

Vienne, Belvédère
Vienne, Belvédère – Photo 1parenthèse2vies, ne pas reproduire

 

 

Pour se remettre de cette longue marche/roulade, nous nous sommes posées là, au café du Belvédère. Pour y rentrer, obligées de demander aux employés du lieu mais sitôt fait, sitôt exécuté : des rampes amovibles sont installées (du même genre qu’ils m’avaient sorti le matin au Palais Royal pour aller voir les chevaux). Efficaces ces autrichiens ! Mais ça fait longtemps que je n’avais pas parlé de nourriture non ? Alors oui, nous avons profité de cette ultime pause pour goûter une spécialité du pays que nous n’avions pas encore eu l’occasion de tester : le sachertorte !

 

 

sachertorte
Sachertorte, confiture d’abricots entre deux couches de pâte à génoise au chocolat, glaçage de chocolat noir – Photo 1parenthèse2vies, ne pas reproduire

 

 

Et vous savez quoi ? Que ça finisse sur mes hanches ou non (de toute façon c’est trop tard), et bien je ne regrette pas (Mais on comprend mieux pourquoi Sissi était à ce point obnubilé par son poids : ils faisaient des gâteaux bien trop bons pour s’en priver !)

 

Mais j’arrive à la fin de ce billet et je me rend compte qu’en fait j’ai encore plein de choses à dire sur Vienne, notamment en ce qui concerne la vie d’handi là-bas et mon bilan général de ce séjour. Ce qui veut dire qu’il y aura sûrement un article bonus… Alors ? Heureux ?

 

 

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1 commentaire sur “Autriche – Vienne et le vrai visage de Sissi l’impératrice

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