Belgique insolite

La Belgique Wallonne, surprenante et insolite #1

 

 

Si j’ai souvent voyagé à l’autre bout du monde en Thaïlande, aux États-Unis ou plus récemment au Brésil, je n’ai en vérité mis les pieds ou les roues que dans peu de pays qui nous sont limitrophes. Ainsi lorsque je vous parlais de Gand cet été, était-ce ma première expérience en Belgique. Charmée et intriguée, j’y suis retournée il y a deux semaines pour découvrir une autre de ses régions : la Wallonie (prononcé oua  comme water et non va comme wagon).

 

Invitée par Wallonie Tourisme Belgique, le ton fut vite donné par un #belgiqueinsolite plein de promesses. Venez, je vous y emmène, mais avant deux petits rappels : le premier est que pour voir les images en plus grand, vous pouvez toujours cliquer dessus. Le second est que cet article est certes né d’un partenariat mais que les avis qui s’y trouvent sont les miens, uniquement les miens.

 

Notre périple démarre dans la ville de Mons, où je dépose ma valise à l’intérieur d’une chambre de princesse gigantesque du Dream Hotel (qui porte plutôt bien son nom). Après un rapide coup d’œil sur l’application Urbastep qui recense tous les coins accessibles ici, je décide de suivre les conseils de la personne de l’office du tourisme qui m’a accueillie un peu plus tôt et me rends ainsi au cœur du centre ville voir l’exposition « Avat’art ». Le principe ? Des sculptures colorées créées avec des cannettes par l’artiste montois Alfredo Longo dans une démarche artistico-citoyenne (réflexion sur les bénéfices du tri).

 

 

Avat'art à Mons, Belgique
Avat’art, the art of cans by Alfredo Longo – Mons, Belgique

 

 

Ensuite, « pas le temps de niaiser » comme disent nos amis québécois : découverte d’un savoir-faire culinaire de qualité pour le dîner, à « Le bistrot de JeanPhi ». Cuisine ouverte, je peux voir (et discuter avec) le cuisinier qui prépare mon plat ce qui donne une ambiance chaleureuse au lieu. Le goût de chaque met est à la fois entier et parfaitement dosé, le bal des bonnes adresses où manger est ouvert !

 

 

Photo de la salle et une partie de la cuisine (ouverte)
Authenticité et bonne compagnie au bistrot de Jean-Phi – Photo 1P2Vs, ne pas reproduire.

 

 

Sitôt terminé, je repars, j’ai rendez-vous non pas avec la gloire (pas la mienne en tout cas), mais avec… La ville des zizis !

 

 

What ?

 

 

Allons, calmez votre esprit en questionnement, c’est le titre d’une pièce de théâtre d’Eline Schumacher mettant en scène six hommes… qui enterrent leur septième compère. Mon avis quant à cette œuvre s’est faite en deux fois et cela m’a rappelé ma première lecture de Rhinocéros (Ionesco) ou celle de Fin de partie (S.Beckett), littérature absurde. Au début tout n’est pas compréhensible, certaines choses s’enchaînent sans lien apparent et dans ma tête, ce sont des « Pourquoi » et des « N’importe quoi… » par vagues. Et puis au fur et à mesure, l’esprit fatigue et abandonne son côté rationnel. Il oublie qu’il faut comprendre et accueille ce qu’il reçoit dans l’instant présent, avançant à la même mesure que la pièce. Alors je ris. Sincèrement. Et ça fait du bien.

 

 

Scène du départ en vacances
Les enterrements, occasion de se rappeler des bons souvenirs – La ville des zizis. Photo 1P2Vs, ne pas reproduire.

 

 

Le lendemain, je passe ma matinée aux beaux arts de Mons qui présentent une exposition absolument géniale de Niki de Saint-Phalle, artiste que j’avais découverte une dizaine de mois plus tôt lors de mon voyage à Vienne. Si l’on reconnaît souvent de son travail les nanas voluptueuses et colorées, j’ai pu me rendre compte que sa démarche artistique n’avait pas toujours été si joyeuse. Au fil des années elle n’a cessé d’évoluer au rythme de sa vie mouvementée et de ce qu’elle y ressentait. Du noir, du gris, du malaisant ont précédés toutes ces couleurs qu’on lui connaît aujourd’hui et j’en ai pris plein les yeux tant par des œuvres que j’ai aimé que par celles que j’ai détestées.

 

 

Sculptures de nanas
« Les nanas » de Niki de Saint-Phalle, exposition aux Beaux arts de Mons (BAM) – Photo 1P2Vs, ne pas reproduire.

 

 

À peine le temps de déambuler dans les rues pour admirer là de jolis bâtiments, là de belles fresques peintes, que je reprends les routes de Belgique au volant de ma voiture Citrouille. J’ai beau rester un peu sur ma faim d’avoir passé si peu de temps à Mons, je ne suis pas fâchée de quitter ses pavés, ses dénivelés et ses boutiques inaccessibles. Quelques kilomètres parcourus plus tard et avant de continuer vers ma destination suivante qu’est Charleroi, je fais une étape au Centre de la gravure et de l’image imprimée de La Louvière que j’avais hâte de visiter. Bien accueillie et en plein dans l’élément qu’était celui de mes études (communication visuelle), je me retrouve face à d’anciennes machines d’impression comme on retrouve un vieux meuble familier de notre enfance. L’une des expositions en court me touche de douceur malgré le noir et blanc quasi omniprésent. D’une si vivante immobilité, je me sens enveloppée dans le silence de ces installations, ces dessins et ces tableaux, ainsi invitée avec subtilité à rester pour les contempler, juste les contempler. Je voudrais flâner là des heures mais le programme de la journée est chargé et déjà il nous faut repartir.

 

 

Photo salle des impressions (à l'ancienne)
N’est-ce pas magnifique quand même (sans aucune objectivité) ? – Photo 1P2Vs, ne pas reproduire.

 

 

Exposition d'Arthur Ansion
Exposition « Chroniques » d’Arthur Ancion – Photo 1P2Vs, ne pas reproduire.

 

 

Arrivée à Charleroi, je fais un tour rapide au BPS22 qui est un musée d’art exposant de petites collections éphémères très diversifiées (du moins était-ce ainsi lorsque j’y suis allée). J’avoue avoir été davantage séduite par le bâtiment lui-même (spacieux entrepôt de style industriel au plafond vertigineux… d’un point de vue de fauteuil en tout cas !) que par ce qu’il y présentait. Je pose ensuite mes bagages au Novotel tout neuf du centre ville, dans une chambre grande, bien adaptée quoique la porte d’entrée lourde. Je prends un peu le temps de me promener dans les alentours et ce avec plaisir car enfin tout est lisse et plat, les trottoirs à peu près adaptés.

 

 

Photo intérieur du BPS22
BPS22, Charleroi – Photo 1P2Vs, ne pas reproduire.

 

 

À l’heure du dîner, je suis attendue à La table de la manufacture urbaine, restaurant à l’intérieur moderne industriel aux lumières tamisées. Là-bas je me sens comme quelqu’un de privilégié car je n’ai jamais eu autant de serveurs à la fois, attentifs à mes demandes : quatre hommes aussi attentionnés pour une seule nana, je ne vais pas me plaindre ! Quant au menu ma foi, le cuisinier m’a fait (re)découvrir les champignons, que jusqu’alors je n’affectionnais pas tant (c’est super bon en fait ces machins là) et je conseille cette adresse aux amateurs de cuisine bien préparée… et de bières de qualité (cartes fournie dont certaines brassées dans leur propre atelier !)

 

 

Plat
Tortilla aux légumes de saison (les champignons étaient en entrée) – Photo 1P2Vs, ne pas reproduire.

 

 

Je finirai ce premier article de mon escapade en Belgique Wallonne par LE lieu que j’aurais adoré avoir dans ma ville lorsque j’étais étudiante (et debout)…

 

 

Autocollant "Le Vecteur"
Une plateforme culturelle où on passerait bien la journée…mais pas que ! – Photo 1P2Vs, ne pas reproduire.

 

 

Le Vecteur, c’est cette maison que l’on repère de loin, originale par sa façade, qui dissimule une petite salle de musique dans lequel des groupes amateurs peuvent se produire, une pièce avec un bar où boire un coup entre copains, danser, refaire le monde et, à l’étage, un espace cocooning où se réfugier quand il pleut pour lire, écouter de la musique ou travailler. Vous savez, ce genre d’endroits où se seraient déroulées les réunions de l’asso étudiante, où on serait venu se vautrer avec thé et bouquins pour fuir nos parents en une pseudo-rébellion et où les idées les plus folles passent, certaines se réalisant. Je suis tombée sous le charme de ce lieu de création, de partage et de rencontre possédant sa propre boutique éphémère (librairie ces quelques derniers mois).

 

 

Le Vecteur à Charleroi
Devinez quel bâtiment est celui du Vecteur ? – Photo 1P2Vs, ne pas reproduire

 

 

Et me voilà déjà à plus de mille mots, en ne vous ayant parlé que de la moitié de mon petit périple. Vous allez devoir attendre la suite mais assurément elle ne tardera pas, car la Belgique a encore beaucoup à vous offrir (dont des gaufres, beaucoup de gaufres) !

 

 

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5 commentaires sur “La Belgique Wallonne, surprenante et insolite #1

  1. le peu de fois où je suis allé en Belgique (pour le travail ou pour le tourisme) j’ai toujours rencontré des belges (évidemment!) très gentils; aimables et attentionnés.

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