Foufounes électrique

Canada – J.11 Vocabulaire québécois et départ

 

Bon. Voilà… Hier, c’était notre dernière soirée canadienne. Pour en profiter un maximum et allonger un peu le temps avant que n’arrive celui du départ, nous avons veillé tard. Ou tôt, selon comment on regarde les choses. Du coup, après s’être résolues à se coucher pour au moins dormir quelques heures, il ne restait plus grand chose de la matinée de ce onzième et dernier jour. L’après-midi étant consacré à un détail à savoir, prendre l’avion, la seule activité que nous avons eu réussi à caler fut… le déjeuner (ou le dîner chez les québécois) ! Toute cette longue introduction pour vous dire qu’aujourd’hui, je vais parler bars, resto et vocabulaire chez nos amis de l’autre côté de l’Atlantique.

 

Ce midi du jour final, H. et son compagnon nous ont emmenés dans un repère qu’ils aiment bien : le café Chat-L’Heureux. Alors non, la nourriture n’y est pas en forme de chat (ni même à base, restons sérieux un petit peu !). En revanche, il est vrai que la gente féline est particulièrement présente : en effet, nous voici ici à manger dans un restaurant plein d’étagères, de canapés, de poufs et de jouets où siestent et s’amusent un bon nombre de chats. Certains sont des pensionnaires à temps plein de l’endroit, d’autres sont à l’adoption. C’est d’ailleurs bien trop facile de craquer dans ces conditions, parce qu’en plus la déco est sympa et la cuisine à tomber ! Côté accessibilité par contre, c’est pas top (belle marche à l’entrée), que voulez-vous, la perfection n’existe pas.

 

 

Montréal Café chat l'heureux
Montréal Café chat l’heureux

 

 

Mais je vous l’ai promis, parlons vocabulaire. Si un chat est un chat chez les québécois, il n’en va pas de même pour tous les mots ou expressions ce qui peut amener à quelques incompréhensions.

 

Par exemple hier, nous étions dans un bar répondant au doux nom de « Les foufounes électriques ». Alors non ça n’est pas un endroit de dépravation, et vous le comprendrez tout de suite lorsque vous apprendrez que « foufounes » chez les francophones canadiens, désigne les fesses. Lire donc de se titre « Les fesses qui bougent » ou « les fesses dansantes » : beaucoup moins choquant n’est-ce pas ?
D’ailleurs dans le même registre, ne voyez aucun sous-entendu si l’on vous dit que l’on a trouvé plein de petites bibites dans votre chambre, il ne s’agira que d’insectes, non d’une invitation salace dénuée de finesse ! Pareil, ne demandez jamais à un québécois comment vont ses gosses : dans leur vocabulaire, ou plutôt leur jargon, ce serait s’enquérir de l’état de leurs -pardonnez mon vocabulaire- couilles…

 

 

gif embarrassé

 

 

Au fil de nos aventures, nous avons fait quelques hôtels. Étant chargée des réservation, je me suis retrouvée à aller chercher des infos (coucou accessibilité et handicap) sur les sites. Or j’avoue avoir ri lorsque, dans le premier hébergement de mes recherches, ils précisaient fournir les « débarbouillettes ». En supposant que c’était quelque chose pour se débarbouiller, terme d’avant-guerre que nous n’utilisons en France qu’avec des enfants (et encore), je compris que cela désignait les gants de toilettes. Cela dit je mis quand même quelques minutes à me remettre de ce drôle de vocabulaire.

 

Concernant les restaurants, heureusement que nous étions avec une habituée, car là-bas les appellations de repas sont décalées. De ce fait, leur déjeuner correspond à notre petit-déjeuner, leur dîner à notre déjeuner, leur souper à notre dîner : mieux vaut rester concentré si on ne veut pas se retrouver avec un steak dans l’assiette à huit heures du matin.

 

Et dans ces établissements comme dans les taxis, la vraie grosse différence à laquelle nous avons dû faire face fut « les tips », les pourboires. Là-bas comme aux États-Unis, les salariés travaillant dans des structures ou entreprises délivrant du service ne sont pas payés comme en France. Si vous ne leur donniez pas de tips, ils se retrouveraient avec un salaire ridicule. Ce n’est donc pas vraiment un choix que vous avez. Le pourboire n’est pas optionnel, c’est comme si on vous donnait deux prix à payer au lieu d’un, qui additionnés, reviendrait à la facture normale. Ne soyez donc pas offusqués si vous vous faites rappeler à l’ordre parce que vous avez oublié ! En général, le tips doit être égal à quinze pour cent de l’addition (pas de panique, pour vous aider, prenez les taxes, c’est à peu près le même montant). Maintenant, si le service était mauvais, vous pouvez donner moins quand même, justifiez-le, c’est tout (si vous ne le faites pas et que la raison n’est pas évidente pour eux, ils peuvent vous la demander). S’il y a donc UN mot de vocabulaire à retenir, je dirais que c’est bien lui : « tips ».

 

Malheureusement je ne peux évoquer toutes les drôleries conséquences du décalage entre le français et le québécois, heureusement, il y en a pour en parler bien mieux que moi !

 

 

 

 

Le soir nous avons retrouvé les airs dans un avion où le responsable de bord était… le même qu’à l’aller ! Ce qui nous a beaucoup amusées puisqu’il nous a reconnues, et qu’il était vraiment très sympa ! Nous sommes d’ailleurs tombées d’accord pour dire que si nous avions été de la génération du dessus, nous aurions complètement craqué pour ce Georges Clooney stewart. Le retour à l’aéroport de Roissy, côté fauteuil, a été clairement plus facile et mieux orchestré que l’année dernière à Orly !

 

Certes le voyage est fini mais comme pour New York 2016, Canada 2017 aura droit à son bilan… dans lequel je vous réserve quelques surprises !

 

 

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