Handicap et loisirs – Le circuit de Magny-Cours

 

Le circuit pour voitures de Magny-Cours, vous connaissez ? Surtout connu pour ses courses de F1, il accueille également chaque année les Classic Days. Grand rassemblement de véhicules anciens de toutes les époques, c’en était, le week-end dernier, la dixième édition.

 

Vous l’aurez donc compris, m’y étant rendue, aujourd’hui je vais vous parler accessibilité et siècles derniers.

 

 

 

 

Lorsque je suis arrivée au volant de ma fidèle Citrouille, j’étais un peu sceptique quant à la place que j’allais pouvoir me trouver. Mon père m’emmenait souvent sur ce circuit lorsque j’étais plus jeune et je me souvenais que, pour se garer, on devait parfois se la jouer à la sauvage. Sauf qu’avec un bras robot à déplier et un fauteuil à descendre, ce n’est pas vraiment le genre de chose que je peux encore faire, quoi que… Heureusement, il y avait pas mal de gilets jaunes pour orienter les personnes au fur et à mesure que l’on approchait (et qui savaient de quoi je parlais lorsque je demandais l’accès « PMR » [Personne à Mobilité Réduite], ce qui n’est pas toujours le cas dans certaines structures / certains évènements). Cela-dit, même sans eux, Ô bonheur, la signalisation étant présente et bien visible, j’aurais fini par m’y retrouver. Ça commençait bien !

 

Une fois garée et en attendant que les amis devant me rejoindre arrivent, je me suis mise en quête de toilettes (dans lesquelles je puisse rentrer, cela va de soi). Là encore, de grands pictogrammes annoncent la couleur. WC adaptés, douche adaptées, décidément c’est un sans faute !

 

Une fois le groupe de copains réunis, nous avons déambulés aux emplacements de présentations, vu des modèles aussi étonnants les uns que les autres, sommes allés dans les stands techniques voir les voitures se préparer à la course, bref, pas de problème d’accessibilité à l’horizon. J’ai beaucoup ri en voyant que les conducteurs de beaucoup d’auto, sportives pour la plupart, étaient assis plus bas encore que je ne le suis en fauteuil. Mais je ne pu réprimer une certaine déception à remarquer qu’à certaines époques, je n’aurais même pas pu monter (et le mot est faible) dans ces véhicules que j’affectionne pourtant tout particulièrement. La conclusion de ma journée fut d’ailleurs qu’en fauteuil, difficile d’avoir une voiture qui sorte de l’ordinaire ou une de collection, sans avoir à la bidouiller et la « dénaturer ». Dommage, le jour où je deviendrai riche, il faudra que je pense à autre chose pour dépenser ma fortune.

 

 

Trop haute

 

 

Trop basse

 

 

Trop petites

 

 

Trop… trop.

 

 

Mais je vais un peu vite ! Parce qu’enfin le but premier de tout ça, c’était avant tout de les admirer tourner non ? Direction donc les tribunes ! Direction les tribunes… les tribunes… Oui, alors comment expliquer ça simplement ? Ah je sais ! Voilà :

 

 

 

 

Pour voir le circuit (ce qui est souvent l’objectif lorsque l’on vient dans ce genre de lieu) il a fallu trouver l’ascenseur n°1… bloqué par un camion. Retraverser tout l’espace pour trouver puis prendre l’ascenseur n°2, espérant accéder à la passerelle amenant du côté des tribunes. Là, pas de quoi aller vers cette dernière, et personne pour nous expliquer comment procéder autrement. Croisant un autre PMR qui semble avoir l’habitude de l’endroit (et parce que ça faisait quand même plus d’une heure que nous tournions inutilement), lui demander ce qu’il en est. Sa réponse ? Il n’y a qu’un seul gradin accessible (un seul !), il est de l’autre côté du circuit par rapport à l’endroit où nous nous trouvons et la passerelle qui permet de passer au-dessus n’est pas atteignable en fauteuil (normal).

 

Et c’est reparti ! Redescendre, repasser par les parkings, refaire tout le tour pour tout contourner. Pic-niquer entre-temps dans l’espace des Coccinelles et des Deudeuches parce que bon, rouler ça creuse et l’environnement est plutôt sympa. Se remettre en route, s’arrêter à plusieurs terrains exposants au passage pour débattre des modèles les plus cool et ceux les plus ridicules. Entendre les voitures tourner et les commentateurs délirer. Finalement, atteindre le Graal (après les étendues de voitures, de gens, d’herbe, de bitume, puis de gravats, de terre même par moments) aux alentours de quinze heures. En ayant décidé d’y venir à onze heure.

 

Alors voilà. Le circuit de Magny-Cours, c’est bien, si vous voulez vous garer, aller aux toilettes, et voir les voitures dans les stands. Autrement et bien… prenez une carte, un sac à dos et des bouteilles d’eau parce que si vous ne connaissez pas, c’est la grande aventure (même si vous connaissez en fait) Et si vraiment vous tenez à voir le circuit (ce qui ne paraît pas logique à tout le monde manifestement), venez un jour tempéré, sans vent et sans pluie parce que le fameux gradin (plus-ou-moins) accessible, c’est celui qui est dans le virage, en plein courant d’air, sans abri.

 

« Hé, ‘faut pas en demander de trop non plus hein… »

 

Et un autre conseil : munissez-vous de votre bonne humeur, votre patience, et de bons copains. Tout ce que je vous ai écrit m’amuse parce qu’en fait j’ai passé une super journée, mais honnêtement, me connaissant, si j’avais été toute seule ça m’aurait vite agacée cette histoire. Parce que ce n’est pas normal de ne pas avoir la possibilité de faire ce que nous aurions la possibilité de faire si nous étions valides. À bon entendeur…

 

 

 

 

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