New York – J1. Le départ (prendre l’avion)

 

Jeudi 03 novembre 2016 : L’avion

 

L’avion a toujours été un moyen de transport que j’affectionne mais j’avoue qu’avec le fauteuil, c’est ce qui m’inquiétait le plus. Comment est-ce que ça allait se passer ? Était-ce raisonnable, ne serait-ce même que faisable ?

 

Côté compagnie aérienne, je suis partie avec British Airways (sur des avions Open Skies). Avant de prendre nos billets, nous avions pris soin de faire un petit tour sur le site internet dans lequel j’ai eu l’agréable surprise de découvrir tout un espace dédié aux handi-voyageurs. Chaque étape d’embarquement et débarquement est détaillé, chaque option d’assistance et chaque solution pour les bagages spécifiques également.

 

 

avion handicap

 

 

48h avant de partir, j’enregistrais mes infos en ligne pour indiquer la taille de mon fauteuil et mon incapacité à me tenir debout afin que la place en soute soit prévue et qu’une personne du personnel puisse me prendre en charge au moment de monter dans l’avion. J’ai même pu réserver des sièges gratuitement pour nous placer à un endroit pratique.

 

Comme mes « bagages » étaient un peu particuliers, il fallait les faire enregistrer deux heures avant l’embarquement (mieux vaut ne pas avoir son vol à huit heures du matin) En tant qu’handi, j’ai le droit d’emmener deux fauteuils (plus quand il s’agit des États-Unis) et d’avoir un supplément autorisé (sans frais) s’il est destiné à du matériel médical (sondes urinaires, protections hygiéniques, médicaments, aides techniques, corsets, atèles et j’arrive à court d’exemples…) Pour ma part je n’emportais que mon fauteuil manuel et une paire de roues électriques (je vous en parlerai plus en détails dans quelques jours quand je les aurai utilisées). Quant au supplément bagage, je n’en ai pas eu besoin mais c’est rassurant de savoir qu’on l’a au cas où.

 

Ah et mieux vaut profiter de ce moment pour prévenir le personnel que l’on garde son fauteuil perso jusqu’à la porte de l’appareil aussi. Sinon ils nous installent dans les bons vieux fauteuils de prêt, ces dinos roulant : pas top niveau confort et maniabilité.

 

Mais ça y est, on y est ! Les personnes à mobilité réduites sont les premières à monter à bord. Abandon lâche de son fidèle destrier pour se retrouver sur une chaise à roulettes. Je m’y sentais aussi stable que les gars de Koh Lanta en haut de leurs poteaux (non mais quelle idée !).

 

Je ne me considère pas comme étant très large et pourtant il fallait que je rentre bien les coudes et que je tienne mes jambes serrées pour ne pas me cogner dans les accoudoirs de l’allée. Je me suis du coup demandé comment un handi plus large pourrait faire. Et je ne parle même pas d’obésité mais ne serait-ce déjà que plus de muscles ou gabarit plus grand. Mauvais point.

 

 

avion handicap

 

 

Une fois installée, le vol s’est bien passé à un « détails » près. Deux en fait.

     

  • Le premier : ma jambe gauche supportait visiblement très mal la pression des bas de contention que j’avais enfilés pour éviter tout risque de phlébite (la circulation sanguine des handi est un peu paresseuse). J’ai donc eu le droit à des douleurs et de la spasticité toute une partie du voyage (au point de me retrouver avec un bleu sur la cheville à force qu’elle se torde).

 

  • Le second : impossibilité d’aller dans les WC bien trop petits, incapacité de me sonder à mon siège (ce qui n’aurait pas posé problème si j’avais été un homme pour qui c’est plus facile). Il fallut donc, après m’être retenue le plus longtemps possible (avec 8h de vol on ne peut pas espérer de miracles non plus) me résigner à me ré-installer sur leur chaise de fortune. Ils m’ont isolée à l’arrière (avec les casiers à poubelles et à nourriture) et je dû mettre à l’épreuve tout mon équilibre (car c’est évidement à ce moment là qu’on a traversé une zone de turbulences) pour faire ce que j’avais à faire sur leur pseudo-fauteuil. Sportif !

 

À terre, mon fauteuil m’attendait à la porte de l’avion (alléluia) et nous avons été guidées de là jusqu’à la station de taxi de façon exemplaire, sans encombre, rendant notre arrivée d’une simplicité déconcertante.

 

 

avion hUne fois à l’hôtel nous avons la mauvaise surprise d’avoir été placées dans la mauvaise chambre : la salle de bain n’est pas adaptée pour moi puisqu’elle se révèle équipée d’une baignoire/douche… Le responsable de l’établissement nous promet la bonne pour demain. Ce soir ce sera donc toilette au gant et valise pas trop défaite…

 

 

 

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1 commentaire sur “New York – J1. Le départ (prendre l’avion)

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